Les enjeux des villes de demain

La ville de demain peut être imaginée, dessinée, représentée en 3D, au cinéma… Mais le plus important serait de la créée et de la valorisée. Des solutions sont désormais possibles comme les éco-quartiers ou les transports en communs.

 

La ville de demain est un sujet qui nous concerne tous, car un jour ou l’autre nous serons tous appeler à vivre plus ou moins longtemps dans une ville. Rendre son lieu de vie propre et agréable est donc une préoccupation majeur. De nos jours, les villes sont polluées et provoquent des maladies chez les enfants en bas âge qui y vivent depuis leur naissance. Il est donc important de prendre conscience de l’importance de remettre en question notre façon de vivre, de faire voir le jour aux solutions déjà existantes mais malheureusement pas assez priorisées.

 

eco quart

En France depuis les années 1950, les populations rurales migrent vers les villes essentiellement pour des raisons professionnelles. Les industries et commerces sont plus rapprochés des villes et y sont plus accessibles qu'en campagne. Cependant les villes ont vite étés occupées et sont en constante expansion. Les centres villes se voient accueillir des touristes toute l'année et les habitants y affluent. Des axes importants de circulation les traversent ou les entourent. Dans un si petit espace, en moyenne 50km², et avec une telle densité de population, 112 habitants par km² en moyenne, comment ne pas réagir sur notre façon de vivre au quotidien ? N'y a t-il pas des habitants qui souhaitent vivre dans un milieux sein et respectueux de l'environnement ? D’autant plus que les effectifs de la population urbaine ne cessent de croitre.

 

 

L'émergence des éco-quartiers.

Un éco-quartier, ou quartier durable, est un espace qui respecte différents critères de fonctionnements, tels que la gestion des déchets (plus développé et respecté qu'en ville), la gestion de l'eau, des choix énergétiques raisonnables et moins polluants ou encore la sélection de matériaux locaux et écologiques pour la construction. Les habitant s'engagent avant leur emménagement à respecter toutes les règles de vie. Cela accorde une certaine indépendance pour ses éco-quartiers et favorise l'entraide et la sociabilité entre voisins. Ces engagements une fois respectés créent un cadre de vie plaisant et attirant pour les personnes recherchant cette "cool-attitude ‘’.

 L'expansion des villes aujourd'hui mérite réflexion, en effet on peut se rendre compte que des logements se construisent en masse aux périphéries des villes. Ces constructions prennent la place de terrains agricoles ou de forêts, c'est l'étalement urbain. Outre le fait que cela dégrade le paysage, ces constructions engendrent quotidiennement le déplacement de milliers de véhicules qui doivent faire les allers-retours nécessaires. Mais le facteur le plus inquiétant est la mise en place de toutes les énergies nécessaire aux habitant : l'eau, l'électricité, lignes téléphoniques, internet etc..., ce qui engendre des pertes d'énergies qui sont bien sûr compensées pour ne pas être critiquées par les utilisateurs. On fait alors face à un gaspillage de masse.

En France , 13 éco-quartiers ont été labellisés par la ministre du territoire et des aménagements Cecile Duflot.

Selon moi,  les exigences actuelles aux yeux des autorités ne sont pas assez strictes pour faire d’un nouvel aménagement un réel éco-quartier.

             A l'avenir, l'idéale serait de rendre plus commun la construction d'éco-quartiers, notamment en remplacement des bâtiments fantômes en ruine connus de tous. La ville serait avantagée : économiquement, moins de polluants, attractivité visuelle etc...

            Il est certain que ces quartiers ne pourront jamais remplacer la totalité de l'expansion urbaine, mais ils pourraient avoir un effet de diminution sur cette dernière. L'important est que la population urbaine prenne conscience de ce phénomène bien caché (l'expansion urbaine), et soit sensibilisée par la simplicité et la qualité des éco-quartiers.

 

Les éco-quartiers sont des solutions durables et permettent aux habitants de se loger proprement tout en ayant une aisance de vie. Mais peut-on aussi se déplacer en ville avec le même objectif ?

 

La mise en route des éco-transports

    On dénombre environ 4,9 millions de voitures en France et le constat est que les trajets se font principalement en ville ou des communes périphériques aux grandes villes jusqu'à celles-ci.

        Les voitures sont la principale cause de pollution urbaine. Les conducteurs voyagent principalement seuls pour ce rendre au travail, ce qui accroit le nombre de véhicules dans les rues, boulevard etc…

Prenons l’exemple de la ville de Lyon, axée sur les transports écologiques comme le vélo, le Tramway ou encore des bus électriques avec le plus grand réseau de France avec 9 lignes en 2014. Un acte apprécié des utilisateurs qui ne voient que des avantages : silencieux, propre et tout aussi efficace que leur futurs ancêtres, espérons-le…

 

 paris

 

         Nous nous devons de se pencher sur la question de la santé. En effet, ces dernières années des milliers de cas classés critiques ont étés recensés, le nombre de maladies cardiovasculaires et de cancers du poumons est en hausse constante, plus de 60% ces dix dernières années. Une hausse qui n’est pas bon signe, en 2012, ce ne sont pas moins de 3000 Pékinois qui sont décédés suite à ces problèmes de pollution. Dans ces grandes villes asiatiques, l’écologie n’est pas le maître mot, très peu de moyens sont mis en œuvre, les transports électriques, les panneaux photovoltaïques se font rarissimes. Cependant, les centrales nucléaires et les raffineries tournent à plein régime. Quelques groupes se forment de part et d’autre du pays mais ne font pas l’unanimité.

 

 

            Ce que nous devons retenir de cette modernité écologique est qu'il faut faire valoir les nouvelles méthodes d'habitation et de transports aux yeux des habitants et non aux yeux des medias pour bénéficier d’une reconnaissance superficielle. Mettre les moyens nécessaires pour faciliter, banaliser l’utilisation des ces moyens écologiques. Tout comme cela a été la cas pour les trains. Si la population urbaine voit plus d’avantages à sortir de leur mode de vie habituel, à s’encré dans de nouveau mœurs, alors les nouvelles infrastructures seront optimisées et rentabilisées. Tant sur un point économique que sanitaire. Cela diminuera le risque de maladies en particulier chez les jeunes enfants qui peuvent être exposé dès leur naissance à cette pollution excessive. Les espaces verts seraient plus abondants et aussi bien plus appréciés.

Cyprien Chapellier