L'attractivité des villes

 

Actuellement, les villes sont synonymes d'attractivité. Les populations s'y concentrent et le milieu rural se voit peu à peu abandonné. Si ce phénomène d'exode rural s'accentue, c'est parce qu'il y a bien des raisons: culture, animation, biens et services, emplois, études, etc.

Face à cette accumulation, la ville doit se préparer à répondre à une croissance constante et les projets se multiplient.

 

Les villes sont des territoires vastes dans lesquels nous n'en voyons pas le bout car elles prennent une ampleur de plus en plus importante de nos jours. Des millions de gens cohabitent sur une même zone et chaque jour, nous croisons des centaines de personnes, aussi anonymes à nos yeux que nous le sommes aux leurs.

Nous ne nous rendons pas réellement compte des enjeux d'une ville et de sa constante évolution.

Je vous présente alors cette thèse grâce à la problématique suivante:

Peut-on dire que la concentration des populations dans les grandes villes françaises est liée à son attractivité?

 

En des termes plus développés, la ville est un lieu de rassemblement d'une population nombreuse sur un espace restreint. En quelque sorte, on peut parler d'une forme de l'occupation de l'espace pour les hommes.

A l'échelle mondiale, 55% des hommes vivent dans les villes.

Le terme permettant de qualifier cette notion de concentration est l'attractivité. Celle-ci est la capacité à attirer à un moment donné l'implantation de facteurs de production (capital, main d’œuvre), d'habitants ou de touristes. Elle est considéré comme un facteur de vitalité pour un territoire. L'attractivité se doit d'une qualité de vie au sein d'une ville ressentie par les populations, en vue de mettre en place des projets et perspectives d'avenir.

 

Le commencement d'une ville est basé sur son centre ville. Parfois appelé hypercentre, il regroupe les lieux les plus anciens, les lieux qui retracent des années et des années d'histoire et qui sont l'implantation d'une ville.

On trouve par exemple la place, la mairie, l'église, le stade, les monuments historiques, l'architecture spécifique à l'époque de sa création. C'est donc le lieu des manifestations culturelles et sportives, des échanges et de la politique.

En élargissant le périmètre, la banlieue, ou ville dortoir, est la zone encerclant le centre ville (la première couronne). C'est dans ce périmètre que la population est surconcentrée, tout simplement pour des raisons de structure. Des immeubles et des lotissements y sont construits les uns sur les autres afin de gagner  de la place (construction de hauteur). En élargissant vers un horizon plus lointain que la banlieue, la zone périurbaine, vaste et peu concentrée, s'étale autour de ces constructions. Cela correspond à la deuxième couronne. Ce phénomène de périurbanisation est dû à la concentration de l'emploi dans les pôles urbains et au besoin de confort et d'espace des habitants. En comparaison avec le milieu rural, les populations n'ont pas cette possibilité de transport et moins d'emplois de proximité. Un critère dont il faut tenir compte pour une ville correspond aux types de population. Elle ne va pas développer les mêmes activités selon les populations présentes. Pour éclaircir cette pensée ambigüe, une ville animée, mouvementée et riche en jobs ou offrant de larges choix d'études accueille principalement les jeunes adultes (par exemple Montpellier ou Toulouse). Ajouté à cela, on peut parler de multiculturalisme dans les métropoles françaises. Au sein d'une même ville, plusieurs signes de cultures différentes sont distincts (l'exemple le plus marquant étant les restaurants: chinois, italiens, arabes, français, américains...).

Mais ce mélange n'est pas forcément bien vu de tous, aboutissant à des conflits, ce qui crée des zones regroupant chaque culture (quartier chinois, banlieues et cités avec les musulmans).

En outre, le facteur migratoire influe qu'en zone urbaine et non rural.

graph2_xl

Pourquoi les gens préfèrent-ils les grandes villes?

Qu'est-ce qui nous permet de les définir comme des nids attractifs? Qu'ont-elles de particulier?

 

Les armes d'une métropole

 

Les grandes villes, plus communément appelées métropoles, sont des territoires riches et concentrés. Riches dans le sens où des multitudes de critères sont proposés, ce qui crée un amas de populations, autrement dit un territoire très dense.

Seulement, il est opportun de dire que l'attractivité s'est développée parallèlement à la compétitivité entre villes. Cette dernière a conduit les collectivités locales et territoriales à une véritable course à l'attractivité.

L'un des objectifs majeurs est de pousser à la consommation, notamment par la création d'espaces urbains de l'offre (des loisirs à la culture et aux différentes activités commerciales).

C'est parce que la ville a de nombreuses propositions, par des biais divers, que les hommes sont attirés. Ils ont le choix et plusieurs opportunités: c'est leur liberté. La richesse du territoire ne provient pas seulement de la production mais aussi des dépenses (impôts locaux, retraites, revenus liés à la consommation).

Les populations qui se déplacent cherchent une qualité de vie (coût de la vie plus faible, qualité d'habitat supérieure, plus grande offre en espaces verts, moins d'inégalités sociales donc moins de chômage). Avant toute chose, le territoire qualifié d'attractif doit d'abord savoir garder les espaces car il est plus important de capter la richesse que de la créer. La base d'une ville est de gérer au mieux sa dimension culturelle.

Par exemple, il a été noté que, ces dernières années, une nouvelle classe de travailleurs particulièrement talentueux est arrivée en ville (INSEE). Que recherche-t-il? La qualité de vie.

Cependant, leur boulot est-il au sein de la ville ou bien à distance?

Peu importe. La ville met en place divers moyens de transport à leur disposition (41% les utilisent _ INSEE). A cette nouvelle classe de travailleurs, on peut y percevoir les  jeunes qui, plus tard, feront partis de ce groupe.

En effet, les villes proposant plusieurs choix d'études attirent de plus en plus de jeunes adultes.

 

En phase d'autonomie et de perspectives d'avenir, les adultes (de 18 à 30 ans) se concentrent en zone urbaine (un exemple de ville jeune est Montpellier).

montpellier-reste-une-ville-jeune-souligne-robert-rabier_351368_510x255

Profitant de ses avantages et ses qualités, la ville doit donc miser sur l'amélioration de son image, enjeu important pour un meilleur développement. Il s'agit de prendre en compte les loisirs, la culture et les manifestations diverses dans un projet d'ensemble.

Un critère non négligeable qui fait la force d'une ville est la notion de ville durable. En ville, les espaces verts désignent des terrains non encore bâtis, végétalisés ou arborés, boisés ou agricoles. L'Association des ingénieurs territoriaux de France a mis au point une typologie des espaces verts qui comporte les 13 items différents. La gestion des espaces verts permet à la ville d'en tirer le meilleur profit pour ses citoyens et de ce fait, améliorer son images.

Néanmoins, la ville doit toujours avoir un tour d'avance sur l'attractivité, c'est-à-dire qu'elle se projette pour demain, tout en assurant son attractivité à l'instant présent.

Il faut avoir un pied dans le présent et un autre dans le futur.

 

La pensée de demain

 

S'assurant des bénéfices apportés par ses armes, la ville met en place des projets et des perspectives d'avenir. Face à l'attractivité urbaine, cela permet de gérer au mieux son territoire. Tout d'abord, pour accueillir, il faut construire et avoir de la place. Cela comprend donc que le développement démographique permettra d'accroître le dynamisme économique, commercial et culturel. La ville établit un nombre de logements à construire dans l'année. Mais pour penser à sa préservation, elle doit en parallèle maîtriser les impacts de la croissance urbaine. Ensuite, en vue d'une image nettement meilleur de la ville, l'écologie urbaine en est la clé. Il faut donc envisager de privilégier la préservation de la nature en ville et de la structure à la ville (en reliant par exemple la périphérie et le cœur de la ville par ce que l'on appelle des pénétrantes vertes). Préserver la nature en ville. Les énergies en ville font également parties de l'écologie urbaine (basse consommation, écoquartiers, énergies renouvelables, éclairage urbain, limitation de la production de carbone, peu de consommation électrique).

NERGIE~2

L'animation de la ville est également un axe à consolider au fur et à mesure de son développement, dans l'objectif de satisfaire toutes les catégories de publics. Mais au-delà de leur satisfaction, l'animation culturelle fait place au tourisme, critère également mentionné pour l'attractivité.

Avec un projet de niveau humanitaire, une ville va chercher à conforter la solidarité et la cohésion sociale. Par n'importe quel moyen (culturel, espaces publics), la ville pense à la convivialité. Elle s'ouvre à de nouvelles formes d'échange, pour les besoins communautaires. Enfin, pour finaliser ces projets, la ville conforte la proximité et les liens entre les quartiers. En général, un quartier est délimité de manière nette de son quartier voisin. Le principe de liaison entre les quartiers permettrait "un mixage, un brassage" et un accès aux charmes de la ville.

 

Pour répondre à ma problématique, il faut tout d'abord rappeler que l'extension des villes est due à son attractivité. Les souches, les origines de chaque ville se trouvent dans leur centre ville qui, peu à peu, est devenu surchargé. Il a donc fallu s'adapter à l'évolution de la société et émettre des projets de développement. Les quartiers et les banlieues sont apparues puis cette nouvelle zone à son tour est en sur-effectif.

Ensuite, les éléments qui font la force d'une ville sont divers et variés mais fondamentales. L'association des ces armes urbaines rendent la ville plus grande mais surtout, il faut les lier afin d'en tirer le meilleur profit.

Enfin, la ville doit avoir un tour d'avance sur l'attractivité afin de gérer ce flux. Il faut anticiper, organiser et se projeter sur l'avenir du territoire.

C'est donc pour cela qu'elle met en place des perspectives d'avenir, des projets d'amélioration, de renouvellement et de découverte pour faire évoluer le territoire.

Peut-on dire que la concentration des populations dans les grandes villes françaises est liée à son attractivité?

Et ben oui, en grande partie. Les arguments préalablement soulignés montrent bel et bien que les villes sont largement plus convoitées que les villages de campagne.

En effet, les nombreuses opportunités et la qualité de vie en amélioration font que les gens s'y plaisent de plus en plus.

Pour finir, les projets que la ville propose à ses habitants sont un moyen d'échange. Ils permettent de faire évoluer la ville et donc d'attirer de plus en plus de monde par sa popularité.

 

Maxime GOUSSELOT